Création de Funke One pour développer des produits innovants, centrés sur les utilisateurs

  • Blog

Le groupe Funke Media a construit une nouvelle division à Hambourg, jouant les interfaces entre ses journaux régionaux et ses magazines, afin de développer des produits communs sur papier comme en digital. Le groupe est dirigé par un trio de patrons (Ove Saffe, Andreas Schoo et Michael Wüller) aux profils très différents et complémentaires.

Patrick Zanello a accepté de relever le défi ! Décortiquer, chaque semaine, le jeu des principaux acteurs des médias en Allemagne pour approfondir votre connaissance, avant notre Virtual Tour Germany. Passionné des médias, Patrick est un expert suisse confirmé qui a un point de vue unique sur l’Allemagne et la France.

Vous voulez également partager votre expertise et connaissances ? Rejoignez la communauté d’experts internationaux NWE !

Patrick Zanello

Le groupe de presse allemand Funke Medien a réalisé plus de 1.2Mia€ de chiffre d’affaires en 2018 à travers ses journaux régionaux (550Mio€), ses magazines (370Mio€), ses journaux d’annonces (160Mio€), ses médias électroniques (60Mio€) et ses imprimeries (20Mio€). Le groupe est dirigé par un trio de patrons (Ove Saffe, Andreas Schoo et Michael Wüller) aux profils très différents et complémentaires.

De gauche à droite : Andreas Schoo, Ove Saffe et Michael Wüller

En 2014, le groupe avait fait un pari à plus de 900Mio€ en rachetant à Axel Springer ses journaux régionaux ; ce qui avait été jugé comme aventureux par la presse professionnelle allemande en raison de la baisse des revenus sur la presse.

Alors que le groupe se débat en Autriche où il possède une participation dans le journal populaire «Kronen Zeitung», c’est une autre aventure qui retient l’attention des médias depuis quelques mois, la création de la nouvelle division Funke One.

Le groupe Funke Media a construit une nouvelle division à Hambourg, jouant les interfaces entre ses journaux régionaux (WAZ, Westfälische Rundschau, Hamburger Abendblatt, Berliner Morgenpost, Braunschweiger Zeitung, Thüringer Allgemeine) et ses magazines (Hörzu, Bild der Frau, Die Aktuelle, Donna), afin de développer des produits communs sur papier comme en digital.

Fin 2019, le directeur général de Funke, Andreas Schoo, avait déjà annoncé que l’ancienne division New Business serait transférée dans une société distincte. Elle a maintenant démarré depuis quelques semaines avec un patron venant du monde numérique mais connaissant la presse, Christian Siebert.

En ce qui concerne la nouvelle division, Schoo avait déclaré à l’époque : «Nous voulons faire un meilleur usage et surtout plus stratégique, de notre position unique grâce à notre expertise dans les journaux et les magazines régionaux à travers la création et la production de nouvelles offres, dans la construction de nouvelles marques grâce à notre forte attractivité sur le marché lecteurs comme annonceurs. C’est là que nous allons vraiment mettre le pied à l’étrier à l’avenir ! ».

La création de Funke One permet de mutualiser la création de produits et de marques, de customiser des produits de presse papier ou online pour les annonceurs, de chercher de meilleures synergies sur des thèmes communs entre les journaux et magazines du groupe et de travailler avec des équipes dédiées, bénéficiant d’une structure de coûts plus flexibles car modulable en fonction des travaux à réaliser.

Cette division a réalisé des magazines sur les thèmes de l’alimentation, des voyages, de la santé, afin de les distribuer avec ses journaux régionaux sous la marque du journal porteur. Le premier numéro était le magazine “Tout ce que je veux pour Noël”, diffusé avant Noël. Si une partie du contenu de ces produits est commune, une autre partie est régionale et permet d’accueillir des annonceurs locaux ou régionaux.

Funke Medien envisage de proposer à d’autres éditeurs régionaux ses magazines et suppléments thématiques, afin d’en faire des leaders nationaux sur le plan de la diffusion et créer, peu à peu, des nouvelles marques nationales de presse (certains titres sont aussi vendus en kiosques).

La série de magazines «Fashion Icons», consacrés à des maisons de mode connues, est également issue de l’actuelle division Funke One. Ces magazines trimestriels coûtent 10 euros et, selon l’éditeur, réalisent des ventes à cinq chiffres chacun, principalement via le canal Amazon.

La même division a travaillé sur le lancement d’une version allemande saisonnière de «Monocle» (trois éditions sont planifiées pour 2020).

Funke One est sans aucun doute une division sur laquelle le groupe compte beaucoup, afin de mieux optimiser le potentiel de ses journaux et magazines. L’option choisie par Funke Medien, de créer une nouvelle division plutôt que de s’appuyer sur un titre ou un autre, permet de mettre tous les médias sur un pied d’égalité et de chercher les meilleures options pour l’éditeur, non pas en fonction des intérêts de la marque X ou Y mais pour l’éditeur lui-même.

L’année prochaine, les premiers effets de cette nouvelle division devraient se faire ressentir au niveau des résultats financiers du groupe, selon les trois dirigeants de Funke.

Liens

Portrait du groupe:  https://www.mediadb.eu/datenbanken/deutsche-medienkonzerne/funke-mediengruppe.html 

Page Wikipedia: https://de.wikipedia.org/wiki/Funke_Mediengruppe

Evolution du CA du groupe entre 2001 et 2018: https://de.statista.com/statistik/daten/studie/287153/umfrage/umsatz-der-funke-mediengruppe/

Management du groupe: https://www.funkemedien.de/de/das-unternehmen/personen/

Patrick Zanello

Curieux des innovations qui font la presse d’hier, d’aujourd’hui et de demain, il a accompagné la croissance de différents éditeurs suisses et a participé à développer les revenus publicitaires de titres internationaux auprès des marques suisses. Patrick est aussi très actif dans le monde de la communication  (vice-président de CS Communication Suisse). Il nous fait bénéficier de certaines pépites provenant du marché allemand à travers son regard d’expert.

Tags: